La SINGER série 45 est d’abord apparue en version piqueuse plate pour tous travaux lourds dont avait besoin notamment l’industrie du transport ferroviaire pour la fabrication de couvertures de wagons en bâche lourde bardées de solides sangles en cuir.

SINGER a construit énormément de 45K (K signifiant que la machine a été construite en Écosse à l’usine de Kilbowie) pour l’Europe.
Machine pionnière avec son crochet oscillant à canette baril (barrel shuttle hook), la 45K est aussi la machine de référence qu’Adler copiera pour réaliser ses machines équivalentes, les Classe 4.

En Europe, rares sont les communes ou les villages dont le bourrelier, le sellier, le maréchal ferrant ou le cordonnier ne possédait pas une 45K.
La piqueuse plate SINGER 45 sera aussi déclinée en configuration « canon » pour le travail spécifique de sellerie et de bagagerie.
Grosses aiguilles et gros fil…
Au début du siècle dernier, n’existait que le fil de fibres naturelles (lin, chanvre, coton, soie) dont la résistance spécifique n’était pas très élevée. Une machine lourde de l’époque devait donc pouvoir coudre avec du très gros fil donc de très grosses aiguilles de 250 à 300 (2.5 à 3 mm de diamètre !).
De nos jours, les coutures de bourrellerie ou de construction textile utilisent des fibres beaucoup plus résistantes dans des calibres plus fins. Au maximum, on n’utilise plus que des aiguilles de calibre inférieur à 230 (couramment taille 180) et des fils super résistants de 10/3 ou 11.

Il y a quelques années, la SINGER 45K était très appréciée des utilisateurs amateurs / particuliers car pour la couture costaud, le choix n’était pas grand : c’était ou bien ADLER qui restait rare et cher ou bien SINGER 45K qui se trouvait assez facilement à pas trop cher et pratiquement fonctionnelles moyennant un peu de bricolage.
Aujourd’hui, bien que pratiquement indestructibles car incroyablement bien réalisées, beaucoup sont parties à la casse faute de mécanos pour les rendre vraiment opérationnelles.

Plus récemment, sont apparues aussi les productions chinoises à moins de 2000€ (pour les moins chères des machines lourdes) mais dont la qualité de fabrication et la fiabilité ne sont pas vraiment satisfaisantes puisqu’on demande avant tout à ce type de machine « agricole » de ne pas tomber en panne.

La fausse croyance que les mécaniques à double ou triple entraînement sont plus robustes a créé un engouement pour des machines qui sont en réalité assez délicates à bien faire marcher et à maintenir. D’une extrême solidité les 45K avec leur simple entraînement étaient dans certains milieux des bourreaux de travail servant beaucoup et à tout (cercles hippiques, exploitations agricoles, activités foraines, ateliers de construction, pêcheries, sociétés de chasse, clubs sportifs…).
Cet exemplaire est une machine de presque 100 ans (février 1927) qui a fonctionné en usage professionnel artisanal pendant plus de 50 ans.

Totalement reconstruite à neuf par nos soins, elle fonctionne impeccablement et fonctionnera encore des dizaines d’années.

En effet, comme la plupart des SINGER et ADLER de cette époque, les assemblages mécaniques calés sont clavettés donc indéréglables. C’est une réalité devenue extrêmement rare : une 45K ne demandera pour toute maintenance qu’une lubrification correcte, un peu de nettoyage, le remplacement d’aiguille et parfois de pièces d’usure disponibles et peu chères (crochet, disques de tension).

La motorisation que nous préconisons est de type servomoteur à courant continu et aimants permanents, 750W alimentation 220V, Jack JK-563-A1.
Légers et compacts, il délivre un couple énorme même au ralenti permettant de transpercer de très fortes épaisseur du bout de l’orteil.
Ils offrent en plus un contrôle parfait jusqu’à la vitesse maxi paramétrée (45K = 800 pts/mn) ainsi qu’un frein très puissant.
Couplé à un module de positionnement d’aiguille, ce moteur permet la couture point par point avec arrêt de l’aiguille en position plantée ou sortie (commandé par la même pédale).
Nous avons éprouvé nous-mêmes leur précision et aussi leur grande fiabilité.
Les « PLUS »
- Machine incassable et fiabilité incroyable en raison de la qualité de la construction
- Machine indéréglable : les assemblages mécaniques calés sont clavettés
- Simplicité et robustesse de la mécanique (simple entraînement par griffe)
- Capacités de coutures (facilement 15mm d’épaisseur de cuir dur)
- Simplicité de l’utilisation
- Disponibilité des pièces détachées en neuf ou occasion et à prix abordable
- En option, relevage de pied presseur par pédale : libération de la main droite et augmentation importante du passage sous pied (17mm)

- Pied roulette disponible en option (coutures en courbe ou très près du bord)
- Utilisation possible de fil poissé/ciré
- Système d’aiguille 328 très courant et très grand choix de types (cuir, toile, textile enduit etc.)
- Taille d’aiguilles utilisables : 120 à 230 (testé et échantillonné)
- Servomotorisation surpuissante silencieuse et à économie d’énergie
- Système de positionnement d’aiguille : piqûre point par point. Les 2 mains sont disponibles au cours de la couture.
Et les « MOINS »
- Absence de marche arrière obligeant à retourner l’ouvrage pour les points d’arrêt ou à arrêter à la main
- Avec forte pression sur pied, marquage possible de la face inférieure des cuirs durs/lisses
Liste de prix tête nue et options 2020 (sujets à évolution) :
Max et Shed,
Décembre 2020.